poils des aisselles
Humainspoils des aissellesL'existence de poils sous les aisselles (également appelés poils axillaires) a longtemps fait l'objet d'études biologiques, évolutives et culturelles. Cet article explore, d'un point de vue évolutif, les raisons de la préservation de ces poils malgré la réduction significative de la pilosité corporelle chez l'humain, et leurs fonctions biologiques, notamment la transmission de phéromones, la réduction des frottements et la protection de la peau.
Table des matières
Contexte historique de l'évolution des poils du corps humain
L'évolution de la pilosité humaine est un sujet fondamental en biologie évolutive. Il y a des millions d'années, nos ancêtres, comme les chimpanzés actuels, possédaient une pilosité corporelle dense qui leur servait d'isolant et de protection cutanée. Cependant, avec les changements environnementaux, l'être humain a progressivement perdu la majeure partie de ses poils, ne conservant que les cheveux, les sourcils, les poils des aisselles et le pubis. Pourquoi les poils des aisselles ont-ils été conservés ? Cette question nécessite une perspective évolutionniste.
La motivation évolutive de la réduction de la pilosité corporelle chez l'homme
selonÉvolutionLa diminution de la pilosité humaine s'est principalement produite il y a environ 2 millions d'années.Homo erectusLe stade Homo erectus. Les scientifiques pensent qu'il est lié à l'environnement de la savane africaine. Les premiers humains ont migré des forêts vers les prairies ouvertes, ce qui nécessitait de parcourir de longues distances pour chasser. Une pilosité corporelle dense aurait entravé l'évaporation de la transpiration, entraînant une surchauffe. Les recherches montrent que les humains ont développé un système de glandes sudoripares très efficace, et une pilosité corporelle réduite contribue à dissiper la chaleur.
Lors du symposium STIAS, la professeure Nina Jablonski a souligné que la perte de poils chez l'homme est un facteur clé de l'adaptation aux températures élevées.
Cependant, la pilosité a été conservée dans des zones comme les aisselles, ce qui indique qu'elle présentait des avantages spécifiques. Les biologistes évolutionnistes supposent que les poils des aisselles proviennent des ancêtres des primates, il y a environ 70 millions d'années, à l'époque des mammifères. Les premiers mammifères utilisaient leurs poils pour s'isoler du froid et se camoufler, mais après leur divergence d'avec l'homme, les poils des aisselles ont acquis une fonction reproductive auxiliaire.

Pourquoi les poils des aisselles ont-ils été conservés au cours de l'évolution ?
Les raisons évolutives de la pilosité axillaire peuvent être divisées en trois catégories : l’adaptation, la sélection sexuelle et l’hérédité génétique.
- raisons adaptativesLes poils des aisselles, situés dans une zone riche en glandes sudoripares, contribuent à absorber la transpiration et à limiter la prolifération bactérienne. Healthline souligne également que les poils des aisselles peuvent attirer les phéromones, renforçant ainsi l'attrait sexuel.
- Raisons de la sélection sexuelleSelon la théorie darwinienne, la pilosité corporelle influence le choix du partenaire. Les poils des aisselles pourraient servir à libérer des phéromones pour attirer le sexe opposé.
- Hérédité génétiqueLes recherches du NIH indiquent que si les cheveux humains n'ont aucune valeur de survie, ils ne sont pas pour autant complètement dégénérés.
Une étude de l'Université de l'Utah a révélé que le génome humain conserve encore l'intégralité des gènes responsables de la pilosité corporelle, mais que l'évolution en a désactivé la plupart.

Explication détaillée des fonctions biologiques des poils des aisselles
Les poils des aisselles ne sont pas seulement un vestige de l'évolution, mais remplissent également de multiples fonctions. Voici une analyse d'un point de vue scientifique.
Phéromones
La fonction la plus connue des poils des aisselles est de faciliter la libération de phéromones. Les phéromones sont des signaux chimiques qui influencent l'attraction sexuelle. Wikipédia indique que les aisselles libèrent des odeurs contenant des phéromones, que les poils absorbent et libèrent lentement. Les poils des aisselles agissent comme une « éponge odorante », piégeant les odeurs pour attirer un partenaire.
Des études montrent que les phéromones des poils des aisselles masculines peuvent accroître l'attrait des femmes, et que les poils des aisselles sont un signe de maturité.
Selon un reportage de CBC, les poils sous les aisselles réduisent la friction et favorisent indirectement la fonction des phéromones.

Réduisez les frottements et protégez la peau
Hôpital VinmecL'article souligne que les poils sous les aisselles réduisent les frottements entre les bras et le corps, prévenant ainsi les inflammations cutanées.
À l'époque de la chasse, cela permettait une activité prolongée. Dans une vidéo TED-Ed, Nina Jablonski explique que les poils des aisselles agissent comme un lubrifiant.
De plus, les poils des aisselles filtrent les bactéries, réduisant ainsi le risque d'infection. Les recherches de PMC indiquent que les poils ont une fonction protectrice.
Autres fonctions et importance moderne
Les poils des aisselles peuvent également réguler la température et absorber la transpiration. Des recherches récentes montrent que le risque d'infection augmente après l'épilation, ce qui confirme leur fonction protectrice.

Chronologie et schéma de l'évolution des poils du corps humain
L'évolution des poils du corps humain s'étend sur des millions d'années. La chronologie suivante est basée sur la littérature scientifique.
Aperçu de la période
- Il y a 70 millions d'années (Paléocène)Les premiers mammifères ont développé des poils corporels pour l'isolation thermique.
- il y a 6 millions d'annéesUne branche des humains et des chimpanzés, caractérisée par une pilosité corporelle dense.
- Il y a 2 millions d'années (à l'époque d'Homo erectus)La pilosité corporelle commence à diminuer à mesure qu'ils s'adaptent à l'environnement des prairies.
- Il y a 300 000 ans (lorsque l'Homo sapiens est apparu)La pilosité corporelle est fixe, les poils des aisselles sont conservés.
- Époque moderne (les 10 000 dernières années)La culture influence les habitudes d'épilation.
Graphique présentant les données : Chronologie de l’évolution des poils corporels
| Période | Jalon | Description des changements au niveau des poils corporels |
|---|---|---|
| il y a 70 millions d'années | Origine des mammifères | Entièrement recouverte de poils pour l'isolation |
| il y a 6 millions d'années | branche de singe | Poils corporels denses, semblables à ceux des singes modernes |
| il y a 2 millions d'années | L'émergence d'Homo erectus | Réduction de la pilosité corporelle grâce au 50% et à une meilleure dissipation de la chaleur |
| Il y a 1,7 million d'années | Adaptation à la chasse | Les poils des aisselles sont spécialisés dans la transmission des phéromones. |
| Il y a 300 000 ans | Formation de l'Homo sapiens | Modèle de pilosité corporelle moderne fixe |
| Il y a 10 000 ans | Révolution agricole | La culture commence à influencer les concepts capillaires |

Étapes importantes et leurs raisons
Les principales étapes de l'évolution des poils du corps humain sont les suivantes, chacune comprenant la période, la cause et l'impact.
Étape clé 1 : L'origine des poils corporels (il y a 70 millions d'années)
Raison : Les mammifères se sont adaptés à la vie terrestre, et les poils corporels leur assurent une isolation thermique. Impact : Cela favorise la pousse des poils.
Étape 2 : La branche des singes (il y a 6 millions d’années)
Causes : Changement climatique, déforestation. Impact : La pilosité corporelle commence à se différencier.
Étape 3 : Réduction significative de la pilosité corporelle (il y a 2 millions d’années)
Raison : La chasse en prairie exige une bonne dissipation de la chaleur. Le magazine Smithsonian souligne que l’absence de poils améliore l’endurance à la chasse.
Étape 4 : Spécialisation des poils des aisselles (il y a 1,7 million d’années)
Cause : Sélection sexuelle, besoins en phéromones. Impact : Maintien des poils axillaires comme avantage reproductif.
Étape 5 : L’influence de la culture moderne (de 10 000 ans à nos jours)
Raisons : Agriculture et normes sociales. Les anciens Égyptiens s’épilaient déjà.

Graphique : Chronologie des étapes clés
| Numéro d'étape | Période | raison | Influence |
|---|---|---|---|
| 1 | il y a 70 millions d'années | adaptabilité thermique | formation basale des poils |
| 2 | il y a 6 millions d'années | changement climatique | Ramification |
| 3 | il y a 2 millions d'années | exigences de dissipation de chaleur | Réduction des poils corporels |
| 4 | Il y a 1,7 million d'années | sélection sexuelle | rétention des poils des aisselles |
| 5 | Il y a 10 000 ans jusqu’à aujourd’hui | normes culturelles | La tendance à l'épilation est en plein essor |
Les poils des aisselles d'un point de vue culturel et socialLa signification des poils sous les aisselles varie selon les cultures. Dans l'Égypte antique, l'épilation des aisselles était un symbole de pureté pour les femmes. De nos jours, un sondage YouGov révèle que 531 personnes en Grande-Bretagne estiment que les femmes devraient s'épiler les aisselles.
Analyse des tendances en matière d'épilation : Stylist magazine, 66% : Les femmes s'épilent les aisselles pour des raisons d'hygiène, 25% : Les Millennials arrêtent l'épilation.
différences entre les sexesSanté masculine, 68% pour les hommes pour tailler les poils des aisselles, 17% pour les femmes pour laisser pousser naturellement les poils des aisselles.
Recherche scientifique et perspectives d'avenirLes cheveux bouclés sont une caractéristique propre à l'espèce humaine et sont liés à la pilosité corporelle. À l'avenir, la modification génétique pourrait permettre de modifier la répartition des poils.
Dernières recherchesEn 2023, l'Université de l'Utah a annoncé que les gènes liés à la pilosité corporelle pouvaient être activés.
Impact sur la santéL’épilation peut augmenter le risque d’infection, tandis que les poils des aisselles ont une fonction protectrice.
La présence de poils sous les aisselles témoigne d'une intelligence évolutive. Leurs fonctions sont diverses, allant des phéromones à la protection. Si les tendances culturelles modifient les habitudes, l'essence biologique demeure inchangée. Les recherches futures pourraient se concentrer sur l'interaction entre les gènes et l'environnement.
10 questions fréquemment posées sur les poils des aisselles humaines
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Pourquoi les humains ont-ils des poils sous les aisselles ?
La principale fonction évolutive des poils des aisselles est de contribuer à la diffusion des phéromones. Les substances odorantes sécrétées par les glandes sudoripares des aisselles sont absorbées par les poils et libérées lentement, renforçant ainsi l'attrait sexuel. Parallèlement, les poils des aisselles réduisent les frottements cutanés, prévenant les irritations dues à la transpiration.
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À quel âge les poils des aisselles commencent-ils à pousser ?
La pilosité axillaire est un caractère sexuel secondaire qui apparaît généralement à la puberté (vers 10-12 ans chez les filles et 12-14 ans chez les garçons), sous l'effet des androgènes. Sa croissance complète prend 2 à 3 ans.
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Pourquoi certaines personnes ont-elles très peu ou pas de poils sous les aisselles ?
Les facteurs génétiques jouent un rôle. Les Asiatiques de l'Est (y compris les Chinois) ont généralement des poils axillaires plus clairsemés et plus fins, ce qui est lié à une mutation du gène ABCC11 (ce gène influe également sur la consistance du cérumen). Un petit nombre de personnes présentent une faible sensibilité aux récepteurs des androgènes ou des troubles endocriniens.
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Est-ce que le rasage des poils des aisselles les fera repousser de plus en plus épais ?
Non. C'est une légende urbaine. Le rasage ne fait que couper le poil ; le follicule pileux reste intact. Le poil qui repousse a une pointe plate et paraît plus épais et plus foncé, mais leur nombre et leur épaisseur restent les mêmes.
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Quelles sont les fonctions hygiéniques des poils des aisselles ?
Les poils des aisselles absorbent la transpiration et les bactéries, réduisant ainsi les frottements et la prolifération bactérienne. Cependant, l'utilisation fréquente de déodorants a affaibli cette fonction. Des études montrent que les personnes sans poils sous les aisselles sont plus sujettes aux irritations cutanées.
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Pourquoi les hommes ont-ils généralement plus de poils sous les aisselles que les femmes ?
Un taux élevé d'androgènes (testostérone) stimule la croissance des follicules pileux. Les hommes ont généralement une pilosité axillaire plus dense et plus longue que les femmes.
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Quel est le lien entre la pilosité des aisselles et l'odeur corporelle ?
Les poils des aisselles sont inodores ; l’odeur corporelle provient de la décomposition des sécrétions des glandes apocrines par les bactéries. Les poils des aisselles offrent une plus grande surface de fixation aux bactéries, ce qui explique pourquoi les personnes qui ont des poils sous les aisselles ont une odeur corporelle plus prononcée.
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L’épilation des aisselles augmente-t-elle le risque d’infection bactérienne ?
Oui. Le rasage ou l'épilation peuvent créer de minuscules plaies qui permettent aux bactéries de pénétrer. Une étude de 2025 a montré que les personnes qui se rasent fréquemment les aisselles présentent une incidence de folliculite supérieure de 20 à 30 %.
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Pourquoi les poils des aisselles n'ont-ils pas disparu au cours de l'évolution ?
La pilosité corporelle humaine a considérablement diminué pour faciliter la dissipation de la chaleur, mais les poils des aisselles et du pubis ont été conservés, principalement en raison de la sélection sexuelle : la dispersion des phéromones contribue à attirer les partenaires. D’autres théories évoquent la réduction des frottements et le marquage de la maturité sexuelle.
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Les gens ont-ils encore besoin de poils sous les aisselles de nos jours ?
Du point de vue de la survie, ce n'est plus nécessaire (les produits d'hygiène modernes ont remplacé sa fonction), mais d'un point de vue biologique, cela reste une caractéristique sexuelle. Le choix de le conserver relève purement de l'esthétique personnelle et d'un choix culturel.
Lectures complémentaires :